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Exposition à la poussière de silice au travail (version salariés)

Date de publication : 21/06/2021

Structure éditrice

Livret Exposition à la poussière de silice au travail (version salariés)

Depuis le 1er janvier 2021, les poussières de silice cristalline sont classées cancérogènes. Plusieurs secteurs d’activités sont exposés à ce risque. Des mesures de prévention s’imposent.

La silice cristalline, c’est quoi ?

  • La silice existe à l’état libre sous différentes formes cristallines ou amorphes, et combinée à d’autres oxydes dans les silicates.
  • On trouve de la silice cristalline dans de nombreuses roches : granite, grès, sable, etc. 
  • Divers matériaux contiennent de la silice cristalline  : béton, mortier, verre, etc.

Dans le travail, où trouve-t-on de la silice ?

Plus de 300 000 travailleurs en France sont exposés aux poussières de silice cristalline. On les retrouve dans plusieurs secteurs d’activités : 

  • Bâtiment et travaux publics
  • Fabrication de produits minéraux
  • Industries extractives
  • Travaux agricoles
  • Professions diverses : prothésistes dentaires, paysagistes, cuisinistes...

Principales situations de travail exposées à la silice cristalline : 

  • Ponçage, perçage, tronçonnage
  • Découpe de matériaux
  • Opérations de piquage, burinage
  • Sablage à sec, rabotage, décapage, fraisage
  • Fabrication à l’aide de matériaux silicieux
  • Filtration des vins (ouverture des sacs de terre de filtration  et remplissage des bacs)
  • Nettoyage de chantiers

Quelle réglementation ?

Les poussières de silice cristalline sont désormais classées cancérogènes :

  • Une directive européenne du 12 décembre 2017 classant les poussières de silice cristalline parmi les agents cancérigènes a été transposée en droit français pour une application au 1er janvier 2021. 
  • Elle a également fixé une valeur limite d’exposition professionnelle (VLEP) à la poussière de silice cristalline alvéolaire à 0,1 mg/m3 pour le quartz et 0,05 mg/m3 pour la cristobalite et la tridymite

L’exposition de jeunes travailleurs de moins de 18 ans à la silice cristalline est interdite (dérogation possible sous certaines conditions).

Quels effets sur la santé ?

Par contact : 

Irritations et inflammations de la peau et des yeux.

Par inhalation :

La silice cristalline pénètre dans l’organisme par voie respiratoire. Les fines poussières atteignent les alvéoles pulmonaires et s’y déposent. Une exposition répétée et prolongée sans protection à la silice cristalline favorise le développement de maladies comme : 

  • Une fibrose des poumons (silicose) : maladie pouvant évoluer vers une insuffisance respiratoire chronique (aggravée chez les sujets fumeurs).
  • Un cancer broncho-pulmonaire.
  • Une maladie auto-immune : sclérodermie, lupus érythémateux, polyarthrite rhumatoïde.

  • Une insuffisance rénale.

Ces maladies peuvent apparaître à distance de l’exposition à la silice (jusqu’à 35 ans après l’exposition). Les maladies dues à la silice sont reconnues au titre des maladies professionnelles selon le tableau n°25 du régime général. 

Quelle prévention ?

Plusieurs règles d’hygiène sont à respecter : 

  • Ne pas fumer, ne pas manger, ne pas boire sur les lieux de travail.
  • Se dépoussiérer après chaque intervention avec un aspirateur muni d’un filtre à très haute efficacité (porter une protection respiratoire au moment du changement de filtre et se placer à l’extérieur, en dehors des zones de travail ou des zones fréquentées).
  • Prendre une douche en fin de poste.
  • Utiliser des casiers doubles, séparés des vêtements de ville.

Protection collective 

À l’issue de l’évaluation des risques réalisée par votre employeur, des mesures de prévention doivent être mises en œuvre :

  • Privilégier les outils automatisés associés à une captation des poussières à la source.
  • Utiliser les outils automatisés associés à des systèmes à eau et arroser les surfaces de travail empoussiérés.
  • Bannir le balayage à sec, nettoyer à l’humide ou à l’aide d’un aspirateur muni d’un filtre à Très Haute Efficacité (THE).

Protection individuelle

Dans le cas où la protection collective n’est pas suffisante, des mesures de protection individuelle doivent être mises en place : 

  • Vêtements de travail à manches longues fermés au cou et aux poignets.
  • Lunettes de protection.
  • Appareil de protection respiratoire en fonction du niveau d’empoussièrement et de la durée d’exposition. Les tâches doivent être organisées pour réduire l’effort physique et l’exposition aux poussières : plus les efforts augmentent, plus la ventilation pulmonaire s’accroit et plus le risque d’inhaler des poussières est important.

Suivi médical et examens complémentaires réguliers

Les salariés exposés à la silice cristalline doivent bénéficier d’un suivi renforcé et d’examens complémentaires. N’hésitez donc pas à solliciter votre service de santé au travail. 

Couverture Livret Exposition à la poussière de silice au travail (version salariés)
Thème(s) : Facteurs de risque
Sous-thème Facteurs de risque et effets sur la santé : Risque chimique
Type de publication : Livret

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